A l’inverse de Teusaquillo qui faisait l’objet de l’article précédent, Chapinero possède une architecture très différente en fonction de là où vous vous trouver. Il est en effet divisé en 50 plus petites localités, faisant de lui une petite ville dans la grande mégalopole Bogotanaise. Il héberge notamment la zona rosa (G), connu pour ses nombreux restaurant, la Cabrera, l’un des quartiers les plus chers de la capitale, Chapinero Alto, se caractérisant par ses maisons élégantes et ses parcs, Quinta Camacho où l’on peut trouver un grand nombre de café et galeries d’art, Chapinero central, plus populaire abritant de nombreux commerces et San Martin où s’élèvent des grandes tours de brique. Le quartier est accessible en transport en commun ; la nuit il est préférable de rentrer en taxi.
L’histoire du quartier
Durant l’époque coloniale, Chapinero n’était qu’une route entre la capitale et les provinces du nord du pays. À partir du début du XIXe siècle, des artisans s’y installèrent afin de participer au développement de la ville, prenant forme à travers la création d’un quartier satellite, nommé alors à l’époque “El Villorrio” ; en français le petit village. Peu à peu, à l’image de Teusaquillo, des personnes fortunées de Bogota y firent construire des résidences de campagne. On y construisit en 1875 l’église Nuestra Señora de Lourdes. A la fin du XIXe siècle la “Carrera Séptima”1 remplaça l’ancienne route de Tunja et la “Carrera trece”2 fut construite, permettant de relier Usaquen à la Plaza Bolivar.
C’est le 17 novembre 1885 qu’El Villorio prit le nom de Chapinero. À partir de la première décennie du XXe siècle, des familles rurales provenant des secteurs environnants s’installèrent dans ce quartier, à la recherche de meilleures conditions de vie, avec la possibilité de travailler dans les métiers du bâtiment.
A la suite du Bogotazo3 en 1948, de nombreuses familles aisées quittèrent le centre-ville et Chapiro devint un lieu refuge, renforçant alors sa position de quartier satellite de la capitale.
En 1954, Chapinero fut le premier quartier à s’intégrer totalement au périmètre de la capitale, constituant ainsi la première zone de la ville. Dans la seconde moitié du XXe siècle se développa de nombreuses activités commerciales : loisirs, restauration, lieux de vie nocturne. En 1991 la municipalité de Chapinero reçut l’appellation de localité et devint le deuxième district de Bogota D C.
Que faire à Chapinero ?
– Aller au restaurant dans la zona G (G comme gourmet).
– Faire la fête dans la zona T, possédant de nombreux bars et boîtes de nuit. Autre alternative: se rentre au Théatron, l’une des plus grande boite gay d’Amérique du Sud.
– Visiter le parque 93 et son quartier, possédant une architecture raffinée et élégante. C’est l’un des quartiers les plus chers de la capitale.
– Aller faire une randonnée dans Los Cerros Orientales, et se rendre à Quebrada la Vieja pour profiter du panorama de la ville. L’accès au départ de la randonnée est accessible en transport en commun. Plus d’info par ici.
1 : La carrera Séptima est l’une des principales voies traversant la ville de Bogota du nord au sud en passant par le centre-ville ainsi que par le quartier d’affaires. Au niveau de la Candelaria c’est une rue hyper commerçante.
2 : La carrera trece suit le même chemin que la Séptima, à la différence qu’elle suit Los Cerros Orientales et est davantage destinée aux voitures et aux transports en commun. Le dimanche, une partie est fermée pour accueillir la ciclo ruta, un tronçon routier dédié au vélo.
3 : El Bogotazo est une période de protestations en Colombie qui a suivi l’assassinat, le 9 avril 1948, du chef du Parti libéral colombien, Jorge Eliécer Gaitán. Cet événement marque le début de la Violencia, période de guerre civile qui durera jusqu’à 1950.



Laisser un commentaire